Expérience graphique – I’m not an artist an animated GIF paranoia

GIF Animés paranoïaque par des travailleurs infatigables du design

Cette expérience graphique, commandée par l’école Elisava de design de Barcelone et dirigée par Soon In Tokyo (agence décalée fondée par Nuria Guinovart, Angelo Palma et Javi Donada qui vont jusqu’à citer Groucho Marx sur leur site…), est réalisée par les étudiants et les professeurs de cette école.

Tout a commencé a avec 56 GIF animés réalisés par Johnny Kelly et Matthew Cooper. Le projet a désormais l’ambition de grossir jusqu’à devenir une plateforme alimentée par la participation de créatifs et de designers du monde entier.

En ce qui me concerne je trouve cette expérience graphique, ludique, très graphique et en même temps un peu « roulé sous les aisselles ».
Ca me plait beaucoup !

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Alain Delorme, photographe, expose au Bon marché sa nouvelle série Totem

Une photo de la série "Totem" d'Alain Delorme
Totem #9 – © Alain Delorme

J’ai eu l’occasion de travailler avec Alain Delorme quand il a accepté qu’une de ses photos de la série « Little dolls » illustre le programme presse des éditions J’ai lu.

La découverte de son univers très graphique, très coloré où le décalage grinçant est pratiqué avec bonheur a été pour moi un réel plaisir. Il a depuis accepter d’illustrer la couverture du titre d’Isabelle Lortholary, « Heureuse ou presque« .

C’est quelqu’un avec qui j’ai aimé travailler et dont j’ai plaisir à suivre le travail (Prix Arcimboldo, Gens d’Image, en 2007 !)

Je découvre donc ce matin dans ma boîte mail un message me signalant qu’il expose  sa série Totems, jusqu’au 19 février au Bon Marché dans le 7e, et ça me donne très envie d’y aller.

Pour plus d’infos :
http://www.alaindelorme.com/?p=works&ga=totem

Totem #8 – © Alain Delorme

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La typographie comme outil de design par David Rault – Paris Web 2010

Les webmasters, surtout les plus anciens, restent souvent persuadés qu’un site Web ne peut être composé qu’en Times ou en Arial. Parent pauvre du design sur Internet, la typographie ne fait que rarement l’objet d’études poussées et de choix raisonnés de la part des concepteurs de sites.

À l’heure des écrans en haute résolution, des iPhone et autres tablettes graphiques et du Wifi omniprésent, à l’heure où Internet devient une extension de la vie de tous les jours et où le nombre de pages lues sur un écran est en train de dépasser celui des pages lues sur papier, il est temps de faire le point sur l’importance et les conséquences du choix typographique dans la mise en pages virtuelle et sur les possibilités offertes aujourd’hui pour implémenter ces caractères avec l’assurance d’une compatibilité accrue, sur tous supports logiciels et matériels.

Graphiste, journaliste et photographe, David Rault devient directeur artistique au sein d’une agence de conception de sites Internet en 1995. Il voyage et travaille régulièrement entre Paris, New York et Tokyo jusqu’au début des années 2000, lorsqu’il devient enseignant en typographie à l’École supérieure d’art et de design (ESAD) d’Amiens, où il restera quatre ans. Parallèlement, il rédige des cours de typographie pour des écoles privées parisiennes, écrit régulièrement articles et critiques pour le journal Libération ou Amazon.fr, réalise le graphisme de dizaines de sites Internet pour le compte de la société Symbioz Design dont il est également le directeur, et il est invité à deux reprises au Festival international de la bande dessinée d’Angoulême pour participer à des conférences (dont une table ronde avec l’auteur Scott McCloud en 2000).

Également présentateur et animateur de conférences de presse dans plusieurs festivals de cinéma depuis 1999 (dont le Festival du film américain de Deauville et le Festival International de Marrakech), David Rault a réalisé trois courts-métrages dont Monde Extérieur en 2002, sur un scénario de Michel Houellebecq, avec Melvil Poupaud et Kad et Olivier. Il s’installe à Istanbul fin 2004, où il exerce la profession de directeur de création en freelance au sein de Paristanbul, agence de branding et de packaging ; il remporte le Bronze Award à Monaco lors de la cérémonie des Pentawards 2008, compétition annuelle internationale de design packaging.

Membre de l’Atypi (Association Typographique Internationale), son « Guide pratique de choix typographique » paraît en mars 2009 aux éditions Atelier Perrousseaux, dont il devient directeur de collection en avril de la même année. Il prépare actuellement un recueil de photographies et une monographie du typographe et affichiste Roger Excoffon, à paraitre tous deux courant 2011.

pour plus d’info : http://www.paris-web.fr/
(conférences souvent passionnantes ! Allez-y !!!)

Petite histoire du graphisme professionnel (1)

De nombreux éléments peuvent déjà nous faire comprendre ce qu’on peut entendre à l’heure actuelle, par graphisme ; c’est-à-dire cet aspect pluridisciplinaire et en même temps fondé essentiellement sur un projet qui manie les diverses disciplines dans la quête d’une sorte de synthèse des arts.

conférence du 9 janvier 2007 sur l’histoire du graphisme en France par Michel Wlassikoff

Je décide volontairement de démarrer ma réflexion à partir de 1945. Outre l’envie de vous épargner les sentiers balisés (Gutenberg et ses amis), je souhaite inscrire ma réflexion dans un contexte pluri-médiatique. Pendant l’entre-deux-guerres la radio a pris une place importante face à l’imprimé, l’écoute du  journal radiophonique devient fréquente. Le cinéma et la télévision (principalement à partir de la fin des années 50) prennent de plus en plus d’importance (notamment grâce à l’influence culturelle américaine). La communication devient globale et massive.
À cette période, et certainement en réaction à la naissance de la concurrence multimédia, les journaux diversifient leurs contenus, de nouveaux format sont essayés (format tabloïd) ainsi que de nouvelles formules. L’agence France presse est créé, ainsi que les Nouvelles messageries de la presse parisienne (NMPP) qui favorisent la diffusion de l’information. Au début des années 50 France-Soir est distribué à plus d’1 million d’exemplaires.

Dans ce contexte, après des années de pénuries et de privations, apparaît une société de plus en plus consommatrice de biens culturels et matériels. La publicité (le célèbre slogan « Moulinex libère la femme » en est l’exemple caricatural) se développe et favorise la diffusion d’un modèle consumériste et la naissance d’une société de loisir. La technologie avant à grands pas, le Polaroïd est inventé aux États-Unis en 1947, les Américains John Bardeen,William Shockley et Walter Brattain reçoivent le prix Nobel en 1956 pour l’invention majeure (pour l’avenir de l’informatique notamment) du transistor.

C’est le début en France des Trente glorieuses !

Prochain article : médias et graphisme dans les années 50. À bientôt.

Le graphisme professionnel est né dans l’édition

Chers lecteurs,

Je commence aujourd’hui un cycle d’articles sur l’histoire du graphisme professionnel, ses évolutions et, dans la mesure de mes petits moyens ses perspectives. Ou plus exactement, comment je vois le métier aujourd’hui et à moyen terme.

Quelle légitimité ai-je pour parler de ces sujets ?
J’ai suivi une licence d’histoire et je suis diplômé de l’école des arts et industries graphiques Estienne. Je pratique et vis du graphisme depuis juin 2003. Je serais bien entendu ouvert à vos commentaires qui je l’espère permettront d’enrichir ce cycle.

Pourquoi ce cycle ?
Tout est dans le titre : le graphisme professionnel est né dans l’édition. Quel que soit l’angle selon lequel je considère cette problématique, je n’y trouve pas de contre argument – je fais ici le distinguo entre graphisme artistique et graphisme professionnel, plus proche de la démarche de l’artisan que de la démarche de l’artiste. Que l’on parte des premières écritures cunéiformes (mis au point en basse Mésopotamie entre 3400 et 3200 avant J.-C.) , des hiéroglyphes égyptiens (qui inspirent encore de nombreuses créations), des enluminures médiévales, de la naissance des caractères mobiles d’imprimerie, de la presse, cette affirmation reste vrai : tout part de l’édition.
Je suis actuellement en pleine réflexion sur la pratique de mon métier de graphiste. Je m’intéresse depuis longtemps aux NTIC et pourtant je travaille dans l’édition (secteur ancien et un poil conservateur) et me passionne aussi pour l’histoire. Hors, avec cette double culture j’ai parfois l’impression de me retrouver, comme l’âne de Buridan, bloqué au milieu de la route. Plus je regarde et plus je trouve que le fossé se creuse entre des pratiques différentes de nos métiers. Je ne compte plus les lieux où les passions se déchaînent pour savoir si les graphistes « print » peuvent faire du web et vice versa où l’on vous dit « vous ne pouvez pas comprendre vous n’êtes pas assez web »… Cette « cessession »  n’a pas de sens, elle est au mieux réductrice au pire perverse. Réductrice, parce qu’elle nie la filiation entre les pratiques anciennes du graphisme et les pratiques moderne (la réflexion contemporaine sur l’ergonomie est-elle si éloigné de la recherche de lisibilité de nos anciens ?), perverse parce qu’elle réduit le graphiste à sa seule compétence technique.
Nier la filiation entre pratique éditoriale et pratique web, c’est réinventer le fil à couper le beurre, réduire le graphiste à sa simple compétence technique, c’est se priver du recul, de la capacité d’organisation et de hiérarchisation du message, de la vision singulière que le graphiste, du fait de son savoir et de son savoir faire, peut avoir. Je souhaite donc remettre la pratique de la création graphique en perspective et rassembler ce qui ne devrait pas être séparé.

Mon prochaine article retracera donc brièvement  l’histoire de la pratique du graphisme professionnel en France.
À très bientôt !

Réflexion minimaliste sur des packaging de produits mass market

Packaging Nesquik
© Tous droits réservés par Antrepo

Le studio Antrepo Design nous propose une réflexion sur la packaging de marques mondialement connues et nous invite à réfléchir sur la simplification et l’allégement de leur identité visuelle.

packaging Nutella
© Tous droits réservés par Antrepo

Sur leur blog http://www.a2591.com/ ils nous invitent même à donner notre préférence entre l’original, une version intermédiaire et la version la plus épurée. Cette démarche invite à la réflexion…

packaging Redbull
© Tous droits réservés par Antrepo

En ce qui me concerne, je trouve cette démarche intéressante, mais je trouve que l’identité visuelle de ces produits se rapproche, du coup, de l’identité des produits de marque distributeur.Autant sur un produit comme le Nutella je trouve que ça modernise vraiment l’image, que ça impose une vraie rupture avec le concurrence et que ça remet en avant la qualité, l’authenticité du produit, autant sur d’autres produits, je suis plus circonspect. En effet sur le packaging Durex je trouve qu’on perd l’aspect qualitatif de la marque, de même pour le packaging Nesquik. Sur le packaging Redbull, je trouve même qu’on frise le contre-sens en se rapprochant des codes du luxe et en abandonnant le côté mass market. Ca devient, à mon sens, trop élitiste.

packaging de Cornflakes
© Tous droits réservés par Antrepo

Ce n’est bien sûr que mon opinion. Je trouve malgré cela l’expérience très intéressante. Regardez ainsi ce magnifique packaging Schweppes !

packaging Schweppes
© Tous droits réservés par Antrepo

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Michal Batory expose aux Arts Déco

affiche de Michal Batory pour son exposition
Michal Batory expose aux Arts Déco – © Michal Batory

A travers une sélection d’une centaine d’affiches, c’est tout l’univers créatif de Batory qui est ainsi retracé. Illustrant principalement les domaines culturels de la danse, du théâtre, de la littérature ou de la musique, les affiches photographiques de Batory offrent une réponse visuelle originale où domine une poésie imprégnée de surréalisme. L’émotion qui en résulte a marqué les esprits, inscrivant ainsi ses images dans la mémoire collective.

Né en Pologne en 1959, Michal Batory est diplômé de l’Ecole Nationale des Arts Plastiques de Lodz. Après ses études, à la fin des années 1980, il s’installe à Paris et travaille quelques années en agence. Il gagne son indépendance en 1994, date à laquelle il commence sa collaboration avec le théâtre de la Colline pour lequel il signe la ligne graphique, les publications et les affiches. Cette collaboration va durer trois ans. S’enchaîne ensuite toute une série de commandes issues des plus grandes institutions culturelles : l’Ircam et l’Ensemble Inter contemporain (de 1996 à 2002) dont il réalise les affiches, l’identité visuelle des CD et des publications. La Cité des sciences et de l’industrie pour laquelle il imagine les affiches et la scénographie de plusieurs expositions. Le Centre Pompidou, le théâtre de Chaillot avec lesquels, là encore, il tisse des liens réguliers de 2001 à 2009. Michal Batory collabore avec les éditions Flammarion, Belin et Drzewo Babel, ou encore Radio France et le centre des Arts à Enghien-les-Bains. Son vocabulaire plastique s’affiche alors dans les rues de Paris et s’impose plus largement dans la culture visuelle française.

L’art de Michal Batory se situe à la croisée de deux univers artistiques : les affiches polonaises et le surréalisme. De sa formation et de ses origines, il n’a pu échapper à l’art des artistes constructivistes tels que Rodchenko, Lissitzky ou Strzeminski, dont étaient issus ses professeurs. Plus que les systèmes de composition, c’est l’art du collage, du photomontage, et le travail sur la lettre qu’il regarde avec attention. Avec cette technique, il applique à l’affiche cette conception de la beauté émise par Lautréamont et reprise par André Breton : « Beau comme la rencontre fortuite d’un parapluie et d’une machine à coudre sur une table de dissection ». Très souvent, ces images reposent sur cette association incongrue de deux objets, ou de deux idées, engendrant la surprise, l’insolite, l’humour, la poésie, l’émotion.

Mais une fois dépassé ce ciment référentiel, ce qui caractérise le langage graphique de Michal Batory est qu’il est en lien étroit avec son univers mental, fait de rêverie et de poésie, où les éléments les plus simples de son quotidien sont métamorphosés en images poétiques.

Pour cette première grande rétrospective dans un musée français, Michal Batory a choisi de partager sa création graphique et d’en révéler la genèse.

Je vous invite donc à visiter l’expo qui se tiendra du 20 janvier au 22 mai 2011 aux Arts Décoratifs, 107 rue de Rivoli.
En plus de voir de très belles œuvres vous aurez le plaisir de découvrir le travail d’un artiste foisonnant d’idées et de concepts, très humain et bon vivant !

Personnellement j’adore le travail de cet homme, allez-y !

pour plus d’infos sur Michal Batory
http://www.pixelcreation.fr/graphismeart-design/graphisme/michal-batory/

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Starbucks change de logo

Nouveau logo Starbucks
Evolution du logo Starbucks

Je vous invite à découvrir la présentation par Howard Schultz, CEO de Starbucks.
http://www.starbucks.com/preview

Ce logo n’avait pas été relooké depuis 1992. C’est donc un événement dans l’univers de l’identité.
Un élément pique tout de suite notre intérêt : aucune signature n’accompagne ce nouveau logo. Starbucks rentre donc dans le club fermé des logos anonymes où siègent déjà Nike, Apple…

Ce nouveau logo marque aussi la volonté pour la marque de sortir d’une passe difficile (restructuration) avec une nouvelle identité visuelle. Nouvelle identité qui devrait permettre à Starbucks de se développer sur d’autres marchés. «Même si nous avons été et serons toujours un distributeur de café, il est possible que nous ayons à l’avenir de nouveaux produits sans café» nous annonce ainsi le PDG de l’entreprise.

Mais, comme à chaque fois qu’une marque d’une telle notoriété fait évoluer son identité, les passions se déchaînent rapidement (on se souvient du logo GAP ou Wikipedia, par exemple). Certains fans se disent déjà perdus et réclament le retour de l’ancien logo. D’autres doutent de la pertinence de supprimer le nom de la marque dans le logo…
De toute façon quand on sait que selon les types psychologiques de Jung, 45 % des gens sont hostiles au changement, convaincre est toujours une affaire délicate.

En ce qui me concerne, je trouve ce logo plus graphique, plus lisible. L’impact visuel est amélioré et la compréhension plus facile. Je trouve donc que cette évolution est raisonnable et modernise l’image sans pour autant perdre le consommateur. C’est déjà une performance !

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