Owen Gatley, découvrez un illustrateur de talent

© Owen Gatley

En naviguant de sites en sites j’ai eu le plaisir de découvrir le travail d’Owen Gatley, illustrateur à Malvern Hills dans le Worcestershire (au centre du Royaume-Uni). Renseignement pris, il est diplômé de l’université de Bristol en 2010 et d’après ce que j’ai compris, avec les honneurs. Ce qui ne m’étonne pas du tout (first class honours degree, ce que l’on pourrait traduire par « mention très bien »). Il travaille désormais en freelance. Personnellement, je sens que je vais le faire bosser :)
Je trouve qu’il y a une vraie intelligence dans ce dessin. Une fausse naïveté et un traitement très affirmé pour un si jeune âge (ça m’énerve !).
Allez visitez son site, faites lui de la pub.

http://www.owengatley.co.uk/

A bientôt

© Owen Gatley
© Owen Gatley

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Google Art Project – construire un musée des musées sur le web

Je vous invite à regarder cette vidéo, publiée la semaine dernière, de la conférence animée par Amit Sood sur le Google Art Project.
Ce service, développé par Google, est en ligne depuis février 2011. Grâce à sa technologie du Street View, Google a permis la numérisation en 3D, de 385 salles de musées de dix-sept grands musées ou grande galeries d’art, connus au travers le monde, dont le Metropolitan Museum of Art, le Moma, la National Gallery de Londres, le musée du château de Versailles où le musée Van Gogh…

Alors… que peut-on faire avec cet outil ? Je vous invite à regarder la video ci-dessous pour le savoir.

Comment ont-ils réussi à numériser tout ce contenu (avec une résolution très fine de 10 millions de pixels permettant un zoom approfondi dans les œuvres) ? Là encore, je vous propose de regarder cette vidéo qui montre à quel point Google a mis les moyens pour offrir un tel service.

En ce qui me concerne, je trouve ce site très utile, intéressant et dépoussiérant ! À nous les balades nocturnes ! Les musées sont à nous !
Pour vous en rentre compte :
http://www.googleartproject.com/

Mise à jour
Le Google Art Project vient de passer en V2.
Le projet couvre désormais 151 musées (17 auparavant). 40 pays sont représentés pour un total de plus 30 000 œuvres !
Encore mieux !

Tutorial Photoshop – Un arbre effrayant !

Turorial Photoshop pour créer un arbre terrifiant sorti d’un de vos cauchemars !

Cette illustration a été réalisée pour illustrer la couverture d’un livre intitulé Relic du duo américain Preston et Child.

Le pitch : une expédition amazonienne ramène au Muséum d’histoire naturel de New York des restes d’une civilisation disparue.  Tombés dans l’oubli, ces trésors sont exhumés à l’occasion d’une grande exposition. Commence alors une atroce série d’assassinats sauvages  perpétrés par une abominable bestiole… Inspirant, non ? Il faut donc imaginer une composition qui pourrait restituer l’ambiance amazonienne, la menace et le confinement du huis clos dans lequel l’intrigue se déroule. N’oublions pas, également, l’impact que doit avoir une couverture (surtout un thriller). La couverture doit donc être graphique et efficace. Attention à la surcharge visuelle, risque majeur, dans ce genre de montages. L’illustration ne doit pas prendre le pas sur la typographie et l’ensemble de la forme doit rester lisible.

01 Pour commencer


Créez un nouveau document : Fichier> Nouveau> Document A4. Choisissez le mode de couleur RVB. Même si ce document est destiné à être imprimé en offset, c’est à dire en CMJN, pour pouvoir utiliser les filtres et mieux gérer les incrustations nous utilisons le RVB. Nous verrons à la fin comment convertir en CMJN et conserver au mieux la qualité des couleurs. Remplir le fond avec du noir. Trouvez une texture de sol craquelé, intégrez la dans le document et donnez lui une perspective avec l’outil transformation.

02 Intégrer le sol dans le fond


Il est possible que la couleur du sol ne vous convienne pas ou que les craquelures ne soient pas suffisamment marquées. Utilisez le réglage Images > Réglages > Luminosité/Contraste et Teinte/Saturation pour ajuster l’image à vos désirs. Créez un nouveau calque (Calque > Nouveau > Calque) le remplir avec un dégradé noir et blanc. Blanc en bas, noir en haut. Mettre ce calque en mode de fusion « produit ». Il est possible que vous vous y preniez à deux fois pour trouver le bon dosage du dégradé. Persévérez !

03 Les racines


Trouvez une photographie bien contrastée d’un arbre et surtout de ses racines. Glissez le document dans votre document principal. Sélectionnez la zone de racine qui vous intéresse, intervertissez la sélection (Sélection > Intervertir) et effacez le reste. Utilisez le réglage Teinte/Saturation et enlevez la saturation de l’image. Utilisez Luminosité/Contraste pour accentuer encore les contrastes. Un astuce : dupliquez le claque et appliquez le filtre Passe-haut . Passez ce calque en incrustation. Voilà, vous avez des contrastes puissants.

04 Incrustation des racines


La zone de racine que vous avez n’est pas suffisante pour couvrir la largeur de la composition. Ici, on a dupliqué le calque et appliqué une symétrie horizontale. Puis on a effacé la partie du calque qui débordait sur le calque original pour ajuster le placement des racines et faire un ensemble crédible. On fusionne les deux calques. On crée un nouveau calque que l’on remplit de la couleur marron du sol. On met ce calque en mode de fusion « couleur » et l’on aplatit les deux calques. Nous voilà avec un bel ensemble de racines marron bien contrastées. Il nous reste alors à utiliser le réglage Édition > Transformation > Torsion pour gérer l’ajustement de l’ensemble des racines et mettre le tout en perspective.

05 Le tronc


Trouvez un beau tronc coupé, bien texturé et si possible à peu près dans la même perspective que votre sol et vos racines. Détourez l’arbre avec l’outil plume (c’est plus long mais le résultat est bien plus propre) en suivant bien les contours du tronc. Une fois le tronc isolé, appliquez le même traitement de couleur et de contraste que pour les racines.

06 Incrustation du tronc


Utilisez le réglage Transformation > Torsion pour mettre le tronc en place sur les racines et gérer la perspective. Il est désormais indispensable de procéder à des raccords entre le tronc et les racines. Copiez et collez des bouts du tronc aux endroits où vous souhaitez faire des ajustements. Effacez avec un gomme douce une partie de ces raccords pour faire une transition en douceur entre les deux matières. Utilisez le réglage Transformation > Déformation pour ajuster les morceaux de troncs aux courbes des racines.

07 Racines en arrière-plan


Trouvez une autre image de racines (si possible plus fines et plus sèches que les précédentes), appliquez le même traitement de couleur et de contraste que précédemment et importez la photo dans votre document principal. Appliquez une symétrie verticale à votre image, utilisez le réglage Transformation > Torsion pour gérer la perspective de ces racines d’arrière-plan. Passez le calque en mode de fusion « incrustation ». Appliquez un masque de fusion au calque des racines de premier plan et utilisez un aérographe noir doux sur le masque pour effacez la limite entre les racines de premier et d’arrière-plan.

08 La main


Nous avons ici, achetés une image dans une agence afin d’avoir le choix de l’orientation et de la pose de la main. Mais ce visuel peut être reproduit assez facilement. Détourez l’image (toujours avec la plume), faite une sélection à partir de votre tracé et glissez l’image dans votre document principal. Utilisez le réglage Transformation manuelle pour ajuster la taille et l’orientation de la main. Appliquez un masque de fusion sur le calque de la main et utilisez l’aérographe noir doux sur le masque pour ajuster la transition entre la main et le tronc.

09 Traitement de la main


Afin d’éviter une rupture visuelle entre la « matière » de la main et celle du tronc, il faut appliquer un traitement de texture et de couleur sur la paume. Détourez le dessus du tronc et passez le en mode de fusion « incrustation » au-dessus du claque de la main. Pour faire apparaître les rainures du bois, montez les contrastes et baissez la saturation. Copiez et incrustez, en suivant les lignes de la main, les rainures et les cassures du dessus du tronc. Effacez les raccords avec une gomme douce à l’opacité modérée. Enfin, créez un nouveau calque, passez le en mode « couleur », utilisez un aérographe doux à la couleur du tronc et faites les raccords nécessaires pour que la teinte de l’ensemble soit harmonieuse.

10 Raccords avec le tronc


Trouvez une photographie d’un joli tronc noueux. Détourez le, et glissez le dans le document principal. Appliquez lui le traitement de couleur et de contraste appliqué aux racines et au tronc.

11 Raccords avec le tronc (suite)


Utilisez l’outil Transformation > Déformation et ajustez la forme du tronc noueux au contour gauche de la main et du tronc. Dupliquez le calque, appliquez-lui une symétrie horizontale et ajustez le, avec la même méthode, au contour droit. Avec une telle image, il est possible de laisser libre cours à sa fantaisie et de créer les formes que l’on souhaite. Appliquez un masque de fusion sur chacun des claques et utilisez l’aérographe noir doux avec une faible opacité sur le masque pour assurer la transition entre la main et le tronc. Si nécessaire, utilisez un calque en mode de fusion « couleur » pour ajuster la teinte.

12 Point d’étape


À ce stade, la « structure » de l’illustration est terminée. Nous allons désormais passer à l’habillage, c’est-à-dire, la mise en couleur et les finitions. Ces dernières étapes génèrent, en général, un grand nombre de calques. Je vous invite donc à faire un peu de ménage dans vos calques et de bien les nommer. Vous pouvez également créer des groupes et rassembler vos calques dans des ensembles cohérents.

13 Peau de lézard


Trouvez une photo d’iguane, comme celle-ci, détourez-la (au moins partiellement) pour récupérer la « matière » qui vous semble la plus intéressante. Supprimez de la saturation et montez les contrastes. Glissez cet élément dans le document principal.

14 Incrustation de la peau


Passez le calque de peau en mode de fusion « incrustation », utilisez le réglage Transformation > Torsion ou Déformation pour adapter la peau à la main. Appliquez un masque de fusion sur le calque et prenez l’aérographe noir doux avec une opacité moyenne pour travailler une intégration harmonieuse. Dupliquez ce calque et incrustez de la peau de lézard partout où vous jugez cela nécessaire (pensez à les ranger dans un groupe de claques).

15 Couleurs


Il est temps de mettre un peu de couleurs dans cette composition (pas trop, ça reste du thriller). La bête du roman étant issue d’un mélange végétal / reptile, le vert s’impose. Sélectionnez 3 couleurs (que vous garderez dans la palette) : un vert / jaune, un vert foncé sali par du noir et un marron / gris. Créez un nouveau calque passez le en mode de fusion « couleur ». Munissez-vous de l’aérographe doux avec une faible opacité et passez une base vert / jaune sur les deux tiers de la main. Quand la teinte vous convient, créez un nouveau calque en mode « couleur » et utilisez les deux autres couleurs par touches pour accentuer les contrastes et améliorer le raccord avec la couleur du tronc. Sélectionnez les contours de la main et du tronc (shift +pomme + clic sur chacun des calques concernés), intervertir la sélection et effacez les couleurs qui débordent de la main ou du tronc. Créez un calque et le sélectionner. Contracter la sélection de 250 pixels et appliquez un contour progressif de 150 pixels. Intervertir la sélection et remplir de noir. Passez le calque en mode produit.

16 Mousses et lichens


Trouvez des visuels de mousses et de lichens sur des sites de textures. Copiez et collez des morceaux de mousses dans les différents creux du tronc et de la main. Passez ces calques en mode « incrustation », « lumière crue » ou baissez simplement leur opacité. Gomez les raccords avec une gomme douce. Créez un calque et passez le en mode « couleur ». Créez des coulures vertes avec l’aérographe à faible diamètre et faible opacité. Copiez de la mousse sur les racines et incrustez de la même manière. Cette étape est fastidieuse et génère bon nombre de calques, donc, patience et organisation. C’est aussi un moment où vous pouvez doser à volonté le degré de « trash ».

17 Ventouses et tentacules


Trouvez un beau gros plan de tentacules de pieuvre (il y en a sur Wikipedia) et détourez les ventouses. Essayez de les choisir en fonction de la disposition dans laquelle vous souhaitez les placer sur la main. Détourez également des groupes de ventouses (par 3 et par 5). Cette étape prend un peu de temps, mais elle est nécessaire pour avoir un bon rendu. Pensez à utiliser un contour progressif (1 ou 2 pixels) au moment du détourage afin d’éviter d’avoir à gommer chaque contour de ventouse. Baissez la saturation et augmentez le contraste des ventouses. Disposez ces ventouses détourées un peu partout sur le haut de la paume et le bord des doigts. Variez leur taille et leur disposition, l’ensemble doit sembler relativement aléatoire. Passez les dans différents modes de fusion (lumière crue, incrustation…) ou gérez leur opacité. Attention de ne pas en mettre trop.

18 Finitions végétales


Trouvez des visuels de lierre tombant en liane ou quelque chose d’approchant. Détourez les feuilles (la sélection automatique devrait suffire) et glissez la liane ainsi détourée sur votre document principal. Adaptez les couleurs et les contrastes à l’ambiance de l’illustration. Utilisez le réglage Transformation manuelle et adaptez le feuillage aux contours de la main et du tronc. Dupliquez et réduisez la taille du feuillage et faites ainsi courir le végétal le long des arêtes. Passez, si nécessaire, certains calques en mode « lumière crue » ou « incrustation ».

19 CMJN et intégration typographique

Relic de Preston and Child © J’ai lu

Pour résumer très brièvement le mode de couleur RVB (rouge, vert, bleu) est le mode de couleur des écrans, le CMJN (cyan, magenta, jaune et noir), le mode de l’imprimé. Quand on passe d’un mode à l’autre, on peut perdre en qualité de couleur. Il est donc parfois nécessaire après un passage obligatoire au CMJN de retoucher les couleurs, de leur redonner de l’intensité. Mais attention, enregistrez d’abord une version aplatie de votre fichier avant de convertir et de retoucher, sinon, vous risquez d’avoir des surprises ! Le fichier passé en CMJN est intégré dans la maquette de la collection sous QuarkXPress. Les typographies utilisées sont du Trajan pour le bloc auteur et de la Hermes pour le titre.

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TED Talks – Eli Pariser : attention au filtrage automatique des contenus sur Internet

Eli Pariser: Beware online « filter bubbles »

Au fur et à mesure les éditeurs de contenu sur internet adaptent leurs contenus à nos goûts personnels (y compris les résultats de recherche et les news).
Tout ceci n’est pas sans conséquences. Ces filtres nous enferment dans des bulles de contenus qui pourraient à terme modifier notre perception de l’information. Ce qui serait, pour l’auteur de cette conférence, un risque pour notre ouverture sur le monde et la libre diffusion des points de vue.

À propos d’Eli Pariser

 

Eli Pariser est l’auteur du livre « The Filter Bubble, » qui est sorti le 12 mai 2011. Dans cet ouvrage il se demande si les outils modernes de recherche, filtrant et adaptant de plus en plus les contenus à nos « prétendues » attentes n’est pas un risque à terme. Il invite les principaux acteurs de la production de contenu à plus de transparence.

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